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jeudi 26 mai 2016

Le mystère des frères Mouton s’éclaircit

Ce billet fait suite à celui intitulé « Des trouvailles inespérées grâce à mon blog ». Cette année, en effet, grâce à ce blog, j’ai obtenu de nombreuses informations cruciales qui me manquaient. Ces renseignements m’ont permis de combler certains trous dans le vaste puzzle familial virtuellement étalé sur ma table. Je suis très reconnaissante à mes correspondants de m’avoir aidée d’une manière désintéressée à reconstituer une partie de la vie de mes ancêtres émigrés à Key West, aux États-Unis.
Cependant, il reste encore de nombreux points d’ombre. Sur la fin de la vie d’Armand GRANDAY, je ne sais toujours rien. Où est-il mort ? Dans quel pays ? Et en quelle année ? Et puis, qu’est devenu Charles MOUTON Jr. ? Je savais que son père était revenu en France, à Montereau-Fault-Yonne, en 1920, pour faire soigner sa femme Juliette (Julia) qui était malade. Le jeune Charles, âgé de 16 ans, était avec eux. Charles père est décédé à Montereau bien des années plus tard, le 19 octobre 1957, âgé de 83 ans, mais je n’ai pas pu trouver l’acte de décès de sa femme. Quant à Charles Junior, étant né et ayant été à l’école à Key West, il devait être bilingue et peut-être même parlait-il mieux l’anglais que le français. Dans ce cas, il y avait de fortes chances pour qu’il soit reparti aux États-Unis. Mais comment le retrouver ? J’entrais dans la généalogie descendante, plus difficile que la généalogie ascendante car les actes récents ne sont pas disponibles.
J’ai demandé à mon correspondant de Key West, Corey Malcom, le Directeur archéologique de la Société Historique Maritime Mel Fisher, s’il savait ce qu’était devenu Charles MOUTON Jr. Apparemment, il l’ignorait. Il n’a gardé le contact qu’avec les descendants de Louis MOUTON, la famille POMERLEAU, qui sont restés aux États-Unis. J’espère d’ailleurs pouvoir communiquer avec eux bientôt.
Mais il y a quelques jours, j’ai reçu un curieux message sur mon blog. Un certain David m’écrivait qu’ « elle était très émue et surprise » de lire mes recherches sur les familles Granday et Mouton. Il (elle) pouvait me donner plus d’éclairage et de photos. Nous avons échangé notre adresse mail sur messenger et j’ai reçu une très longue lettre de la maman de David, peu experte dans les nouvelles technologies.
J’ai lu lentement et avec avidité cette lettre.
Quelle joie et quelle excitation en découvrant au fil des lignes tout un pan de la vie de cette cousine française inconnue ! Plusieurs morceaux du puzzle venaient s’emboîter exactement dans les espaces vides pour dessiner une histoire familiale rocambolesque.
Mais le plus étonnant, c’était que cette cousine, qui n’a jamais fait de généalogie, ignorait des faits sur sa famille que j’étais, moi, en mesure de lui apporter ! J’allais pouvoir enfin, à mon tour, aider quelqu’un à retrouver ses racines !
Cette cousine, Ghislaine Mouton (épouse Behar), c’est le maillon manquant qui relie le mystère des trois frères (je ne peux pas m’empêcher de repenser à l’album d’Hergé : « Tintin et le secret de la Licorne ». Vous savez ? « Trois frères unys. Trois licornes voguant de conserve au soleil de midy »). Bon. Je m’égare. Ce n’est pas tout à fait la même chose.
Pourtant, eux aussi, ils étaient trois frères, nés à Verneuil-l’Etang (Seine et Marne) :

Marie Nicolas MOUTON
(archives personnelles)

1 - Marie Nicolas MOUTON, dit Léon, mon arrière-grand-père, né le 12 novembre 1870, est le fils de Nicolas Marie MOUTON et d’Hermine Victorine Léonie GRANDAY. Hermine avait un jeune frère, Armand GRANDAY, cuisinier, né le 17 septembre 1833 à Fontenay-Trésigny. C’est lui qui est parti le premier aux Etats-Unis, où il a travaillé comme cuisinier, d’abord à New York, puis à Key West, où il a concocté une délicieuse recette de soupe à la tortue et créé la conserverie pour la mettre en boîte et la vendre. Marie Nicolas MOUTON, mon arrière-grand-père, a épousé Henriette Anna GARNIER. Ils n’ont pas voulu aller à Key West mais mon arrière-grand-mère Anna a entretenu une longue correspondance avec ses beaux-frères Louis et Charles jusqu’en 1913. Ils sont restés toute leur vie en région parisienne, où ils sont morts, lui à Noisy-le-Grand, et elle au Perreux-sur-Marne.

Louis Mouton
(archives familiales)

2 - Louis Marie MOUTON, né le 20 juin 1872, a épousé Georgina VERLOT en 1896 à Fontenay-Trésigny (Seine et Marne). Ils sont partis la même année rejoindre l’oncle Armand GRANDAY à Key West pour l’aider dans la conserverie de soupe à la tortue, où Louis a appris le métier. Ils ont eu une fille, Léona Marie MOUTON le 26 novembre 1896. En 1904, Armand GRANDAY, 71 ans, a vendu sa conserverie à Louis MOUTON, 32 ans, qui est devenu directeur. Mais en 1909, Louis MOUTON est brusquement tombé malade et il est mort à Key West, âgé de 37 ans. Georgina, devenue riche, est restée aux états-Unis, et a marié sa fille avec un Canadien naturalisé américain, Louis POMERLEAU. On trouve leurs tombes dans le cimetière catholique de Key West.

Charles Mouton (père)
permis de travail sur l'eau émis pendant la première guerre mondiale
(photo envoyée par Corey Malcom)

3 - Charles Alexandre MOUTON né le 27 mars 1874, a émigré aux Etats-Unis pour rejoindre son oncle Armand GRANDAY et son frère Louis en 1898. Il a épousé Juliette LADOUET le 30 janvier 1901 à Pontault-Combault (Seine et Marne). Elle l’a rejoint à Key West. Ils ont eu un fils, Charles Junior, né le 21 mai 1904 à Key West. Charles, le père, s’est fait naturaliser américain en 1913, âgé de 39 ans. Il semble donc qu’il avait l’intention de rester aux Etats-Unis. Il a travaillé comme « manager » de la conserverie, qui appartenait maintenant à Norbert Thomson, jusqu’en 1920. Mais sa femme Juliette (Julia) est tombée malade et ils sont rentrés en France pour la faire soigner. Ils ont acheté une maison à Montereau-Fault-Yonne. En 1924, Charles s’est fait enregistrer au consulat américain. Mais ensuite ? Que s’est-il passé ? Que sont-ils devenus ?

Charles Mouton Junior
permis de travail sur l'eau, émis pendant la Première Guerre Mondiale
(photo envoyée par Corey Malcom)

La suite de l’histoire, c’est ma cousine Ghislaine, la fille de Charles MOUTON Jr., qui me la raconte. Finalement, Charles Alexandre MOUTON père n’est pas reparti aux Etats-Unis. Son fils, Charles MOUTON Jr. est resté en France, lui aussi. Il est devenu « chauffeur » (en anglais), c’est-à-dire chauffeur de maître, au Ritz, à Paris. Avec sa belle voiture américaine, il conduisait des personnages importants en Italie, en Espagne, au Luxembourg, en Belgique. Puis il s’est marié avec Andréa VIRIL et ils ont eu quatre enfants, dont Ghislaine, la cousine retrouvée grâce à mon blog sur Internet !

Ghislaine prépare un court séjour aux Etats-Unis (la veinarde !) et tient absolument à passer à Key West pour la troisième fois. Dommage que nous ne soyons pas connues plus tôt ! Je l'aurais volontiers accompagnée là-bas ! D’autant que je parle anglais : nous aurions pu communiquer avec les propriétaires du restaurant le Turtle Kraal et avec Corey Malcom, le Directeur archéologique de la Société Historique Maritime Mel Fisher, spécialiste de la pêche à la tortue à Key West et de son déclin. Mais ce n’est que partie remise : j’espère bien aller à Key West l’an prochain avec Ghislaine et mes cousines Josette et Martine pour une « cousinade ». Un beau projet, n’est-ce pas ? 

jeudi 22 janvier 2015

Comment reconstituer la vie d'un ancêtre parti à l'étranger ? (2)

Pour récapituler la première partie de mes recherches, je suis donc partie d’une légende familiale, comme nous en avons presque tous dans nos familles, sachant  que ce genre d’histoire est vague et à prendre avec précaution.

Les moyens utilisés :
- les archives en ligne
- la piste des collatéraux
- les recensements en ligne
- Geneanet
- Des visites sur place aux archives :
- Archives de Paris (le Bottin)
- Archives diplomatiques de la Courneuve
- Papiers de famille.

Tout cela m’a permis d’avancer, et j’ai commencé à comprendre un peu mieux cette histoire. Armand Granday, devenu cuisinier, a eu l’idée, je ne sais comment, d’aller aux Etats-Unis. J’ai un grand trou dans son « curriculum vitae » à partir de la naissance de son fils Octave Charles Armand Granday. Je note au passage que l’enfant est né le 15 mai 1861, deux mois après le mariage de ses parents, le 16 mars de la même année... Il naît chez son grand-père Christophe Désiré Granday, qui fait la déclaration à la mairie. Le père (Armand Granday) et la mère (Charlotte Beaton) sont domiciliés à Paris, 18 rue de la Michodière. Les années suivantes, je ne trouve aucune trace de la petite Agnès, vue dans les recensements de 1866 avec son frère Octave à Pontault-Combault, chez leurs grands-parents. Où est-elle née ?

En 1872, Octave Granday, 10 ans, vit à Verneuil-l’Etang chez sa tante Hermine Léonie Granday et sa grand-mère Hermine Gandouin. Où sont ses parents ? Et sa sœur ?

J’ai fait quelques recherches sur Internet, et j’ai trouvé l’histoire des « Turtle Kraals ». Ce mot qui vient de l’africano-hollandais signifie « corral » ou « crawls » en anglais, dans le sens d’un lieu où l’on rassemble et enferme les poissons. C’est là qu’on conservait les tortues vertes vivantes avant de les exporter dans le monde sous forme de mets recherchés en conserves. La première usine de conserves de soupe à la tortue a commencé en 1849 à Key West (Floride) et fonctionné avec un certain succès jusqu’en 1890, lorsqu’un restaurateur nommé Armand Granday ouvre sa propre usine, et domine rapidement le marché.

Continuant de chercher sur Internet, j’ai trouvé un article dans un journal local de Norberg Thompson sur « l’industrie de la tortue et son développement à Key West ». D’après lui, l’industrie a réellement commencé avec l’arrivée d’Armand Granday. C’est Mr. Jules Webber, de New York, qui a poussé Mr. Granday à aller à Key West afin de voir ce qu’on pourrait faire comme cuisine avec de la tortue. Mr. Granday a fait des recherches pendant plusieurs années et finalement il a réussi à mettre au point sa fameuse recette qui est devenue extrêmement populaire. Ensuite, il a commencé à la fabriquer et à la mettre en conserve. Pendant 10 ans, il a dirigé l’usine qu’il avait construite, puis il l’a vendue à Mr. Louis Mouton, qui l’a dirigée jusqu’à sa mort.

J’en reviens donc à ma famille ! Louis Marie Mouton est le fils d’Hermine Victorine Léonie Granday (la sœur d’Armand Granday, vous me suivez ?) et de Nicolas Marie Mouton. Ils étaient trois frères : Marie Nicolas (dit Léon), mon arrière-grand-père, Louis Marie et Charles Alexandre. Ce sont donc les neveux d’Armand Granday qui sont partis aux Etats-Unis. Mon arrière-grand-père (et surtout mon arrière-grand-mère Anna) ont refusé d’y aller. Reprenant les lettres scannées par ma petite-cousine de Montpellier, je vois sur le papier à en-tête en 1903 les deux noms : A. Granday et L. Mouton. Louis est donc l’associé de son oncle. Il écrit à sa belle-sœur Anna (mon arrière-grand-mère), et lui raconte qu’il travaille 12 à 14 heures par jour au milieu de la vapeur par 38 à 40°. Charles travaille aussi avec lui. Armand Granday voyage en Amérique du sud pour les approvisionner en tortues. Louis est marié et a une fille, Leona. Sa femme s’appelle Georgina. Je cherche son nom et l’acte de mariage dans les tables décennales dans différentes villes de Seine et Marne. Je n’ai pas d’indices. On se marie généralement dans la commune de résidence de la jeune fille, mais dans cette famille on déménage souvent ! Enfin, à l’issue d’une battue presque désespérée, je trouve l’acte de mariage de Louis Mouton avec Georgina Verlot, institutrice à Fontenay-Trésigny le 5 mars 1896. Charles Mouton, lui, a épousé Juliette Ladouet le 30 janvier 1901 à Pontault-Combault.

Une lettre de Louis Mouton

En quelle année sont-ils allés rejoindre leur oncle à Key West ? Probablement après leur mariage. La première lettre que je possède est de 1903. Il faudrait trouver la liste des passagers des bateaux pour avoir la date exacte. Je cherche sur Internet et je trouve le site d’Ellis Island. Le 15 octobre 1904, arrivée du SS La Lorraine (parti du Havre le 8 octobre ; le voyage durait une semaine) avec à bord : Louis Mouton, 32 ans, cuisinier, citoyen américain, Georgina Mouton, 31 ans, sa femme, citoyenne américaine, Léona Mouton, 8 ans, leur fille, née aux Etats-Unis et Georges Verlot, 20 ans. Ils reviennent chez eux à Key West. Ils ont donc dû venir en 1896, après leur mariage, puisque leur fille a 8 ans. CQFD.

Le 19 juin 1905, arrivée du bateau le SS La Bretagne avec à bord Armand Granday, 72 ans, marié, citoyen américain, commerçant. Il retourne chez lui à Key West. Mais cela ne me dit pas quand il y est arrivé la première fois ! 

Sur Google, j’ai tapé Louis Mouton et je suis arrivée sur le site du Mel Fischer museum à Key West. Il y avait une photo représentant une famille avec un commentaire : « les Pomerleau, en visite à Key West, sont les descendants d’Armand Granday et de Louis Mouton, qui ont fondé en 1890 la compagnie A. Granday Canning Co. ». Qui étaient les Pomerleau ? Je sentais que j’étais sur une piste, mais comment remonter cette piste ?

J’ai repris les lettres de Key West. Les affaires marchent bien. Louis raconte qu’une fabrique de glace vient d’être créée. Il en est le premier actionnaire, vice-président et trésorier. Après d’intéressantes évocations sur leur vie et les événements locaux (Louis écrivait très bien), de 1903 à 1908, les lettres cessent brusquement.
La lettre suivante, datée du 1er mai 1910, est de Charles, il parle de la mort de son frère Louis, mais sans préciser. D’ailleurs toutes les lettres ne nous sont pas parvenues. Que s’est-il passé ? Crise cardiaque ? Accident ? Louis n’avait que 37 ans.

Suivent plusieurs lettres de Charles et de Georgina (qui se fait appeler Georgiana, à l’américaine). Il y a des disputes au sujet de l’héritage. Les deux belles-sœurs se détestent. Apparemment, ils comptent tous rester aux Etats-Unis. Charles et Juliette (qui se fait appeler Julia) ont eu un fils, Charles Jr., vers 1904. Leona serait née, d’après mes estimations, fin 1896. Je ne sais pas comment trouver leur acte de naissance.

Jusqu’ici, j’avais pratiqué une généalogie gratuite ou presque (sauf mon abonnement à Geneanet). Mais maintenant, je commençais à bloquer sérieusement sur mes ancêtres américains. Je ne voyais pas comment m’en sortir. J’avais le choix entre aller consulter des documents dans un centre des Mormons (il y en a un à Nogent-sur-Marne, où j’habite) ou m’inscrire sur un site payant. C’était le 4 septembre 2014. Je me suis inscrite à Genealogy Bank ($ 55 – environ 43 €). Et aussitôt, j’ai trouvé une foule de résultats d’après des articles de journaux !  Encouragée par ces premiers succès, je me suis inscrite sur Ancestry.fr. C’était encore beaucoup mieux ! Mes recherches ont fait un bond en avant.

J’avais tellement d’éléments que je me suis trouvée débordée. Par où commencer ? Ma curiosité me poussait vers Leona Mouton. Dans une lettre du 17 mai 1913, Charles écrivait que Georgina se préparait à marier sa fille à un millionnaire. Quelle histoire ! Qui donc avait-elle épousé ? J’ai trouvé la réponse sur Genealogy Bank : dans le journal « Miami Herald » (Miami, FL) du Jeudi 26 juin 1919 cet article : « Key West, 25 juin. Annonce du mariage de Melle Leona Marie Mouton à M. Louis T. Pomerleau, de Buffalo. Le mariage a eu lieu jeudi (donc le 19 juin 1919). La mariée est la fille de Mme Georgiana Mouton, dont le mari a fondé la compagnie Consumers Ice & Cold Storage ici. Elles ont vécu ici jusqu’à il y a quelques années. M. Mouton est mort il y a plusieurs années ». Et voilà ! Était-ce le fameux millionnaire dont parlait Georgina ? En tout cas, j’avais trouvé le mari de Léona. Et cela m’expliquait aussi la photo des Pomerleau, descendants de Louis Mouton, au Mel Fisher Museum. CQFD.

De gauche à droite : Teri Pomerleau, Bob Pomerleau, Dan Pomerleau, Paul Pomerleau,
Rick Ewart du Key West Turtle Museum et Corey Malcom, MFMHS, archaeologist.
(photo du site Facebook du Mel Fisher Maritime Heritage Society)


Il me restait encore pas mal de travail pour compléter la saga des Granday, mais j’avais franchi un obstacle majeur. J’étais soulagée. C’est alors que j’ai reçu un message d’un généalogiste amateur qui avait lu mon blog, Pierre-Louis Laude. Le généathème de ce mois est « l’entraide » ou « une épine généalgique ». Ce lecteur de mon blog, intéressé par mes recherches au Japon, et curieux de l’histoire d’Armand Granday, m’envoyait divers renseignements qui me manquaient (par exemple la copie du certificat de naturalisation d’Armand Granday, avec la date et sa signature, la liste des passagers du Normandie arrivant à New York en 1885, la succession de Charlotte Granday et sa date de décès, etc.). Puis ce généalogiste m’a envoyé de nombreux liens pour me permettre de retrouver les renseignements qu’il m’avait envoyés et d’autres encore.

C’était beaucoup plus que de l’entraide ! C’était une leçon concrète pour apprendre à chercher dans les bases de données sur Internet. Fils d’un généalogiste passionné, Pierre-Louis « est tombé dans la marmite quand il était tout petit ». Je l’ai bien compris. C’était le professeur qu’il me fallait. Alors, un très grand merci, Pierre-Louis, pour tout ce que tu m’as appris.