jeudi 30 avril 2015

Un blog de généalogie : du plaisir, pas du stress

Je m’étais lancée dans ce blog de généalogie le 21 août 2014 avec un grand enthousiasme. Je m’étais fixé un objectif simple : écrire un billet chaque semaine, un rythme qui me paraissait raisonnable, au vu de la production de plusieurs amies blogueuses. J’avais démarré sur les chapeaux de roues, et avec beaucoup de plaisir, mêlant les thèmes, comme mes recherches infructueuses (blocages), mes ancêtres aventuriers partis aux Etats-Unis ou la généalogie au Japon. Les sujets ne manquaient pas !
 
Ma grand-mère Denise Jeanne Galmiche
Pourtant, avec le temps, j’ai fini par épuiser mes réserves. Tout en continuant mes recherches, qui prennent plus de temps que je n’imaginais, je n’ai plus grand-chose de nouveau à raconter. Pendant ces dernières semaines, à l’idée de devoir trouver un sujet pour mon blog hebdomadaire, je me suis sentie de plus en plus stressée. Ce qui était au départ un plaisir s’est mué en une corvée.

Alors, j’ai fait le point avec moi-même. Si je veux continuer à faire de la généalogie comme jusqu’ici, c’est-à-dire pour mon plaisir, je dois arrêter cette obligation stupide d’écrire coûte que coûte un billet par semaine sur mon blog. Si je n’ai rien à dire, je n’écrirai pas. Point.

Ce que j’ai fait. Certains d’entre vous l’ont peut-être remarqué.

Mes recherches continuent, doucement. Certains ancêtres, certaines branches me donnent du fil à retordre. J’ai passé des heures à consulter les tables décennales de villes et de villages dans différents départements (certains personnages de ma famille avaient la bougeote) sans résultat. J’ai trouvé des idées, des pistes à suivre, qui butent sur des archives non consultables sur internet, et me voilà arrêtée à nouveau !

Mais cela ne fait rien. Un phénomène nouveau s’est produit. J’ai réalisé que maintenant, quand j’étais fatiguée, énervée, stressée pour une raison quelconque (comme la déclaration d’impôts, par exemple), il suffisait que je me remette à la généalogie pour me sentir bien. Ce tête-à-tête avec mes ancêtres me calme. Ce moment de parenthèse dans la vie quotidienne me permet de m’évader dans des lieux et des époques différents. C’est un peu comme la lecture d’un roman historique, sans l’obligation d’en faire un compte rendu. Simplement pour le plaisir.


Alors, rendez-vous sans prendre de date, sans me fixer de challenge trop stressant, quand j’aurai des trouvailles à vous faire partager. 

jeudi 9 avril 2015

Où en étais-je ?

C’est une question récurrente. Après une pause d’une ou deux semaines dans mes recherches, je ne sais plus où j’en étais restée, malgré un journal que je tiens soigneusement à jour dans des petits cahiers numérotés de 1 à 16 (pour le moment). Ah, oui ! Je me souviens : j’ai eu des déboires avec le site des archives départementales de la Haute Saône, qui fonctionne vraiment très mal. Cela ne me donne pas envie de continuer dans cette direction.

Cette année, pour ne pas m’éparpiller, j’ai décidé de me limiter aux seize branches de ma généalogie à la 5ème génération. Je tenterai de remonter chaque branche le plus loin possible. J’ai imprimé un tableau Heredis de mes ancêtres et je vois déjà un grand nombre de cases blanches. Ce sont des personnes sur lesquelles je ne sais rien. C’est là que porteront en priorité mes efforts.

J’ai déjà bien débroussaillé les trois premières branches paternelles. J’ai quelques informations basiques sur les deux suivantes. Et si j’attaquais la sixième branche ? La famille FRANQUET. Je n’ai jamais entendu parler d’eux. Pas le moindre souvenir, pas la moindre anecdote. Qui étaient-ils ? Où vivaient-ils ? Que faisaient-ils ?

Puisque le généathème d’avril proposé par Sophie Boudarel est : « A comme Ancêtre », je vous parlerai d’une ancêtre dont je viens de découvrir l’existence.

Joséphine Léontine FRANQUET (1845-1881), mon arrière-arrière-grand-mère (sosa 21), est née le 6 juillet 1845 à Jonquery, département de la Marne. Elle était la fille de Pierre Antoine Franquet, vigneron, âgé de 25 ans, et d’Emelie Liégé, son épouse, âgée de 23 ans. Les grands-parents des deux côtés étaient eux-mêmes vignerons.  

Tiens, tiens ! Intéressant ! Ce petit village se situe dans le parc naturel régional de la montagne de Reims, région viticole renommée de nos jours. Mais à l’époque, est-ce que l’on fabriquait déjà du vin mousseux en Champagne ? Il me semble que non, mais je vais vérifier sur internet.

Paysage de vignes en Champagne
(collection personnelle)


Sur le site officiel des grandes marques et maisons de champagne je cherche les origines historiques de la mousse et du vin de champagne. Cela remonte à bien plus loin que je ne pensais. Le chanoine Godinot, écrivant en 1718, dit que « depuis plus de vingt ans le goût des Français s’est déterminé au Vin mousseux ». On peut donc penser que le vin mousse en Champagne depuis les environs de 1695. Ce n’est toutefois qu’au début du XVIIIe siècle que l’on commence à en parler. Dans le Dictionnaire Larousse du XIXe siècle, on lira que « la Champagne avait trouvé le secret de ses vins mousseux dès 1700 ». On peut admettre que les vins que l’on fait délibérément mousser apparaissent en Champagne dans les toutes dernières années du XVIIe siècle et que l’on commence à en parler en France à partir de 1700 et, plus généralement, vers 1725.

Voilà donc le champagne effervescent qui prend son essor. Son succès, il faut bien le dire, est très inégal. En raison d’une production limitée, d’un prix élevé, il n’est accessible qu’aux cours royales et princières et aux milieux fortunés de Paris et de Londres. Or, si on trouve de jeunes nobles avides de nouveauté qui lui font fête, on rencontre aussi des gourmets de tradition qui n’apprécient guère ce vin agité qui les déconcerte, au premier rang desquels se trouve Saint-Evremond, qui restera fidèle jusqu’à sa mort, en 1703, aux vins de Champagne tranquilles (bien qu’il ait largement contribué à les mettre en vogue en Angleterre).

Il y avait à l’époque en Champagne une énorme production de vins ordinaires, mal définis, sûrement assez médiocres, destinés à la consommation locale et tout juste bons à alimenter les fontaines de vin qu’il était d’usage de dresser sur les places des cités à l’occasion des visites princières ou de toute autre réjouissance publique. Mais les amateurs et gourmets avaient le choix entre plusieurs types de vin de meilleure qualité, correspondant au goût d’une époque où les vins le plus en usage dans les repas étaient le blanc, le paillet et le rouge.

Joséphine Léontine FRANQUET, vigneronne, devait préférer le prénom Léontine car sur son acte de mariage, le 28 mars 1864 à Cuisles, avec Rustique Félix CHATELIN elle est inscrite sous les prénoms inversés : Léontine Joséphine. C'est aussi sous ces prénoms qu'elle est déclarée sur son acte de décès le 13 avril 1881. Elle n'avait que 36 ans. Rustique lui-même est mort jeune, le 17 février 1880, âgé de 44 ans (un an avant sa femme). De quoi sont-ils morts ? Maladie ? Accident ? Le métier de vigneron était dur. Ils ont eu quatre enfants : une fille et trois garçons. Je suppose qu'ils ne possédaient pas de terres car Rustique CHATELIN était "domestique", peut-être chez un gros vigneron. Leur fils Louis Henri CHATELAIN (l'orthographe du nom a changé) sera aussi domestique et vigneron. Leurs deux enfants : Pierre CHATELAIN et ma grand-mère Henriette CHATELAIN quitteront la Champagne pour venir s’installer en région parisienne, dans l'espoir d'une vie meilleure.

Les vignerons de Champagne, à cette époque, n’étaient pas tous des producteurs aisés de vin de Champagne comme ceux que l’on voit aujourd’hui quand on suit la route des vins de la montagne de Reims (une de nos promenades favorites). Tant pis si je ne suis pas la riche héritière d’une grande maison de champagne, mais je suis fière quand même de mes origines champenoises…


jeudi 19 mars 2015

Ce que les archives ne diront jamais

Je me suis remise à mes recherches après une interruption due à des problèmes dentaires assez douloureux. Je pense à nos pauvres ancêtres, à une époque où on ne savait pas encore soigner les dents…

J’ai choisi une branche maternelle, celle de ma grand-mère, Denise Jeanne Galmiche, à cause d’une alerte de Geneanet qui m’a trouvé de nouveaux renseignements. Comme d'habitude, j’imprime la fiche en attendant de vérifier les dates au moyen des actes d’état civil.

Et cela me fait penser au billet de Marie-Anne Chabin « dépasser le seuil des trois actes en généalogie ». On peut trouver, en effet, bien d’autres documents d’archives (de « liants ») comme :
- les recensements
- les testaments
- les inventaires après décès
- le cadastre
- les archives militaires
- les archives fiscales
- les papiers de famille
Etc.

J’aime bien aussi l’idée de Françoise Nicolas « Feuilles d’ardoise » qui considère comme intéressants pour un ancêtre donné les moindres renseignements glanés dans les actes NMD de ses enfants, frères et sœurs, neveux et nièces, oncles et tantes, etc. qui nous permettent de suivre les déplacements de nos ancêtres, leur vie sociale, s’ils savent signer ou non, etc.

Puis je me replonge dans mes fiches de la famille Galmiche. Jean-Baptiste Julien Galmiche (mon sosa 28, c’est-à-dire mon arrière arrière grand-père) a épousé Marie Amélie Galmiche (d’une autre branche, que je n’ai pas encore remontée). Ils ont eu neuf enfants dont un mort à l’âge d’un jour.

J’ai entendu parler de ces oncles et tantes de ma grand-mère par ma mère et j’ai pu retrouver plusieurs d’entre eux sur la photo de mariage de mon arrière-grand-mère. 

Mariage de Jeanne Clélie Marie Pouillard avec
Jules Félicien Herman Galmiche, le 19/12/1896 à Paris

Cette belle photo sépia me fascinait et j’avais demandé à mes parents les noms des personnes présentes. Je les avais notés soigneusement derrière la photo. C’est là que j’ai eu des surprises. Les prénoms de deux tantes ne correspondaient pas aux actes de l’état civil. Mes parents étaient encore de ce monde et je les ai interrogés sur cs différences. Ils n’en savaient rien. Finalement, j’ai dû me rendre à l’évidence : pour distinguer les deux sœurs dont les deux premiers prénoms étaient identiques (Marie Louise) et qui, peut-être n’aimaient pas leur troisième prénom (Clarice et Justine) on appelait Louise la première et Augustine la seconde.

Pourquoi Augustine au lieu de Justine ? On ne le saura jamais. Si je n’avais pas entendu parler de cette histoire, et si cela n’avait pas été écrit au dos de la photo, aucun descendant n’aurait jamais su que Marie Louise Justine s’était appelée toute sa vie Augustine.


C’est la même chose pour mon arrière-grand-père Marie Nicolas, dit Léon. Je crois qu’il est important de noter ces renseignements dans notre généalogie. Ils donnent de la vie à nos ancêtres pour ceux qui nous succéderont. Mais pour les autres, ceux dont personne n’a jamais pu nous parler, c’est trop tard. Les archives ne nous révéleront jamais leur secret. 

jeudi 12 mars 2015

Raconter l'histoire d'un village

Quand, petite fille, je suis arrivée pour la première fois à Aussois (Savoie), en août 1959, ce village de montagne ne comptait que 350 âmes. C’était un village à l’économie agro-pastorale de subsistance, situé à 1 489 m. d’altitude en Haute-Maurienne. Les maisons étaient groupées autour de l’église, de style sarde, sur un plateau ensoleillé. Le tourisme « vert » était balbutiant : un seul hôtel, une maison familiale et quelques chambres à louer chez l’habitant.
 
Aussois dans les années 60 (archives personnelles)

Le tourisme « blanc » (sports d’hiver) qui attirait les citadins dans les grandes stations comme Chamonix, Megève, Courchevel, pointait tout juste le bout de son nez dans la région. A Aussois, il n’y avait que deux pistes et deux remontées mécaniques : le téléski de la Charrière et celui de la Dotta, derrière l’église (pour les débutants). 

Je venais d’une grande ville où la vie était bien différente. A Paris, chacun suivait son chemin sans s’occuper des autres, et dans les immeubles qui s’alignaient comme des boîtes d’allumettes, on ne connaissait même pas son voisin.

A Aussois, mes parents et moi nous avons tout de suite été accueillis chaleureusement. Nous étions logés chez l’habitant. Le confort était rudimentaire. On ne parlait pas encore d’écotourisme ni de gîte à la ferme, mais c’était cela en quelque sorte. Nous avions une chambre dans une maison traditionnelle donnant sur la place principale du village. Je suis vite devenue amie avec les quatre filles de la maison et j’allais jouer à « cache-boîte » avec elles et les autres enfants sur la place. Mes parents, de leur côté, ont sympathisé avec les gens du pays : les voisins, les commerçants, le facteur, le carillonneur, le garde-champêtre…

Nous sommes revenus l’année suivante, et encore l’année suivante, et ainsi de suite pendant des années. Tous les ans, nous passions un mois complet à Aussois, l’été. Le village était petit, tout le monde se connaissait et nous avons bientôt été adoptés.

Assise sur un banc devant la chapelle Saint Roch, la vieille Sido, toute vêtue de noir, m’a enseigné (un peu) le patois du pays. Félix Colly, le carillonneur, m’a permis de monter avec lui dans le clocher et m’a montré comment il faisait sonner les quatre grosses cloches. Angelo Pellegrinelli m’a appris à traire les vaches. Marie m’a montré comment faire le beurre de baratte.

Je m’étais fait beaucoup d’ami(e)s. Certains noms de famille revenaient souvent. Des patronymes typiques de la région, comme : Bois, Col, Ratel, dont on comprend facilement l’étymologie. Et puis d’autres, fréquents à Aussois, comme : Arnaud, Chardonnet, Colly, Couvert, Damevin, Détienne, Fressard, Gros, Lathoud, Marnézy, Sanz, etc.

Je demandais à mes copines quel était le lien de parenté entre un tel et une telle. Et parfois je m’embrouillais : Félicien Col, toujours assis sur le banc devant sa maison, comme un patriarche, avec son chapeau noir, n’était pas le grand-père de Fifine, mais celui de Nicole. Nous avons participé aux travaux des champs (les foins, les moissons), nous sommes montés à l’alpage avec les vaches. Nous n’avions pas de voiture, pas de téléphone, pas de télévision. La vie était encore presque la même qu’au XIXe siècle.
 
Intérieur d'un chalet d'alpage (collection personnelle)

Les années ont passé et je me suis mise à la généalogie. C’est d’ailleurs grâce à (ou à cause de) deux amies aussoyennes que je me suis intéressée à cette discipline. Alors, bien que je ne recherche pas mes propres ancêtres dans ce village, je tente de retracer l’histoire de ce petit village proche de la frontière qui est passé de l’Italie à la France.

Aujourd’hui, le nombre d’habitants a plus que doublé et je ne connais plus tout le monde comme autrefois. Mais Aussois a gardé son esprit « village » malgré l’afflux des touristes, et plutôt que de généalogie, je devrais parler d’histoire. Oui, ce que je cherche à reconstituer, sans remonter jusqu’à Mathusalem, c’est la vie et les coutumes d’un village et des gens qui ont précédé ceux que j’ai connus. Je ne suis encore qu'au tout début de mon projet.

Cette quête de racines me ramène au village de mes ancêtres : Moisenay, dans la Seine et Marne. Plusieurs générations de « Mouton » ont vécu dans ce village, qui n’en est plus un. En 1954, il comptait 740 habitants, et en 2012, 1269. D’après la monographie de Moisenay par Lhioreau, instituteur (ces monographies avaient été commandées à l’occasion de l’exposition universelle de 1900), cette commune se trouve à 10 km du Châtelet-en-Brie et à 8 km de Melun. Les communes voisines sont Saint Germain Laxis, Crisenoy et Fouju au nord, Blandy-les-Tours à l’est, Sivry au sud et Maincy à l’ouest dont il est séparé par le parc de Vaux-le-Vicomte.
 
L'église Saint Martin de Moisenay date du XIIe siècle
(voir le site de la commune de Moisenay)

Moisenay était un village exclusivement agricole. La seule activité industrielle était l’extraction de la pierre meulière dans des carrières. Le premier maître d’école était René Girard (de 1710 à 1740). Lui a succédé son petit-fils, Martin Quinsard. Il était en même temps vigneron et carillonneur. Malheureusement, il est mort à 26 ans, le 1er mars 1743, n’ayant été instituteur que pendant 3 ans à peine. Les successeurs sont Lhuillier, Maillard, Bronsard, Journault. Puis c’est Jacques Vol (1760-1806). C’est une période de grands changements : la Révolution et l’écroulement de la monarchie.

La tradition pesait encore sur les mentalités. On pensait que cela ne servait à rien d’apprendre à lire aux filles. Même la fille de l’instituteur Jacques Vol lui-même n’a jamais appris à lire ni à écrire ! Quant aux garçons, ils étaient envoyés au fur et à mesure des besoins grossir les rangs des armées de Napoléon !

Au début, pour être nommé instituteur (ou plutôt maître d’école), il suffisait d’un simple certificat de moralité délivré par le curé. A partir de 1833, Guizot songe à organiser l’instruction publique sur des bases solides et à prendre des mesures efficaces pour assurer le recrutement des instituteurs.

Les patronymes les plus fréquents à Moisenay étaient : Camus, Chéron, Dauvergne, Genelle, Girard, Gragy, Maillard, Moreau, Quettier, Ragan, Rebour, Robichon, Talon, Vidon, etc. Et, à force de rencontrer ces gens dans les registres en cherchant mes ancêtres (leur naissance, leur mariage, leur décès) j’ai un peu l’impression de les connaître personnellement, comme si j’avais moi-même vécu dans le village de Moisenay… Inutile de dire que ce pourrait être une bonne occasion de faire une balade dans la Brie dès le retour des beaux jours.

jeudi 5 mars 2015

Tel père, tel fils

Il m’est arrivé assez souvent, comme à tous les généalogistes, de trouver un même nom porté par le père et le fils, parfois même sur trois générations. Ces homonymes sont une source d’erreur si l’on n’y prend pas garde, surtout si l’on n’a pas déniché leurs actes de naissance, mariage et décès.

Mais cette fois-ci, je suis tombée sur cinq générations d’homonymes, et je ne suis pas sûre qu’il n’y en ait pas une sixième. Est-ce que c’était fréquent dans toutes les régions de France ? Est-ce que c‘est un record ? Je me le demande. Et vous ? Avez-vous dans votre généalogie de telles dynasties portant le même nom ?

Au début, je n’y ai pas prêté spécialement attention :

·         Jean Baptiste Santin, cultivateur, né en 1826 à Saint-Quentin (Aisne), époux de Désirée Clélie Lecomte, est mon sosa 62.
·         Jean Baptiste Santin, jardinier, maçon, né le 3 Nivôse an 7 (23 décembre 1798) à Saint-Quentin, section du levant, époux de Josèphe Ezélie Caillaux, est mon sosa 124
·         Jean Baptiste Santin, jardinier, né le 9 juillet 1776 à Saint-Quentin, paroisse Saint Jean, époux de Marie Louise Cécile Fauchet (ou Faucheux), est mon sosa 248

Archives départementales de l'Aisne, Saint-Quentin, Paroisse Saint Jean (p. 24/200)

« Le neuf juillet mil sept cent soixante et seize a été baptisé par moi curé de cette paroisse soussigné, Jean Baptiste fils né ledit jour du légitime mariage de Jean Baptiste Santin jardinier et de Marie Anne Josephe Bedue son épouse de cette paroisse. Le parein Jean Baptiste Santin son ayeul jardinier… »

Mais cela continue :

·         Jean Baptiste Santin, son père, né vers 1756, époux de Marie Anne Josèphe Bédue, est mon sosa 496. Il est le fils de :
·         Jean Baptiste Santin, né vers 1715, décédé le 7 octobre 1792, époux de Marie Delaporte. C’est mon sosa 992.

Et puis,
·         Jean Baptiste Désiré Santin, jardinier, né vers 1810… Tiens ! Qui est-il, celui-là ? C’est le petit-fils de mon sosa 248, le fils de Louis Joseph Santin, frère de Jean Baptiste Santin (sosa 124). C'est un collatéral. Il n'a pas de numéro sosa.

Ce qui est amusant, c’est que ces ancêtres ont pratiquement tous exercé le métier de jardinier, qu’ils habitaient dans le même quartier, à l’est de Saint-Quentin, le faubourg lillois, section du levant et qu’ils appartenaient à la paroisse Saint Jean. 

Je ne peux pas remonter plus loin, et le dernier Jean Baptiste Santin n’a eu que des filles, semble-t-il, dont mon arrière-arrière-grand-mère Désirée Clélie Santin. A moins que j’en découvre d’autres, par hasard ? Ce sont les charmes de la sérendipité (voir la gazette des ancêtres)...





jeudi 26 février 2015

Mon sosa No. 1000

J’errais un peu au hasard dans ma généalogie, hésitant à choisir une branche ou une autre comme but de mes recherches 2015, quand j’ai entendu parler d’un nouveau challenge proposé par Maïwenn Bourdic : « Et vous, qui est votre sosa No. 1000 ? ».

Je n’avais pas lu son blog (du 6 juin 2008). J’ai parcouru ma généalogie sur Heredis et, bien sûr, je n’ai pas pu trouver mon sosa No. 1000. D’ailleurs, j’en étais très loin, me suis-je dit. Pourtant, poussée par la curiosité provoquée par ce titre accrocheur, je suis allée sur le blog de Maïwenn. Et là, grâce à ses explications et un petit schéma, j’ai pu suivre le chemin indiqué. Il faut dire que les mathématiques et moi, nous ne sommes pas copines ! Mais présenté comme ça, franchement, c’est facile et amusant : une promenade parmi ses ancêtres. Tournez à droite, 4 fois, puis à gauche, puis à droite… Suivez la mère, la grand-mère, l’arrière-grand-mère, l’arrière-arrière-grand-mère…

C’est justement les branches que j’avais le plus négligées.

J’avais pu remonter jusqu’à mon arrière-arrière-grand-mère, Désirée Clélie Santin, mon sosa No. 31, née le 28 juillet 1848 à Saint-Quentin (Aisne). Elle avait épousé Joseph Philbert Anatole Pouillard, dont elle avait eu deux enfants : Eugène Théodore et Jeanne Clélie Marie, « mémère Jeanne », mon arrière-grand-mère. Désirée Santin (Madame Pouillard), on l’appelait « grand-mère Commin » parce que, après la mort de Joseph Pouillard, son mari, à l’âge de 43 ans, elle avait épousé Monsieur Commin. J’ai cherché leur acte de mariage, en vain. J’ai bien découvert un certain Clément Commin, épicier, né le 3 janvier 1858 à Vendhuile (Aisne), dix ans de moins qu’elle, qui aurait pu être son compagnon, mais sans preuves. Où se seraient-ils bien mariés ? Là s’arrêtaient mes recherches.

Je me suis tournée vers Geneanet. Plusieurs généalogistes y ont publié des arbres détaillant cette branche de ma famille. Merci Geneanet ! J’ai vite trouvé les ancêtres manquants :
- sosa 62 (génération 6) Jean-Baptiste Santin, cultivateur à St-Quentin (1826-  )
- sosa 125 (génération 7) Josèphe Clélie Caillaux (1799-  )
- sosa 250 (génération 8) Quentin Joseph Caillaux (1769-1810)
- sosa 500 (génération 9) Charles Denis Caillaux, laboureur (ca 1722-1789)
- sosa 1000 (génération 10) Claude Caillaux, laboureur (ca 1681-/1743)

Une partie de mon arbre sur Heredis 14 : mon sosa No. 1000

Et voilà ! C’est lui mon sosa No. 1000. Il ne me reste plus qu’à chercher tous les actes qui me manquent (actes de mariage en priorité !), et par la même occasion, remonter toutes les autres branches du côté maternel, qui semblent majoritairement implantées dans la région de Saint-Quentin (Aisne).
  
En suivant les conseils d’organisation de Sophie Boudarel (la gazette des ancêtres), et pour ne pas me lasser, je compte découper mes recherches de cette année en trimestres dédiés chacun à une branche différente, au gré de mes envies. J’ai pas mal de pain sur la planche…


jeudi 19 février 2015

Les actes de mariage

En faisant un petit tour d’horizon d’une famille sur laquelle je travaillais depuis quelque temps, comme j’alignais par ordre alphabétique les actes que j’avais retranscrits, ce qui aurait dû me donner logiquement, pour chaque personne : acte de naissance, acte de mariage et acte de décès, j’ai eu la surprise de voir qu’il me manquait beaucoup d’actes de mariage. Est-ce que j’avais négligé à ce point la vie de cette famille ? Car je sais bien que ce sont les actes les plus importants, ceux qui donnent le plus de renseignements fiables.

AD de Seine et Marne, Châtillon-la-Borde, 5MI5501
de 1800 à 1809, p. 155/158

En consultant ma liste de tous les actes par ordre chronologique, il m’est apparu que sur des années, des décennies parfois, c’était la même lacune : pas d’actes de mariage. Je n’y avais pas pris garde. Pourquoi donc ces trous dans ma généalogie ? Oubli ? étourderie ? Négligence ? Peut-être, mais il y a une autre raison. Les actes de naissance et de décès s’enchaînent facilement d’un lieu à un autre. Sur un acte de naissance, sont nommés les parents, leur âge, leur profession, leur domicile. Sur un acte de décès, sont indiqués (suivant les périodes) : l’âge (approximatif) du défunt ou la date et le lieu exact de sa naissance, le nom de ses parents, de son conjoint. L’un des enfants est parfois témoin, ce qui aide à compléter l’idée que nous nous faisons de sa famille, malgré les risques d’inexactitude. 

Les actes de mariage sont plus difficiles à trouver. Ils sont généralement enregistrés dans la commune de l’épouse (commune de naissance ou de résidence). Or, si la future ne vit pas dans le même village que le futur, comment savoir où il est allé la chercher ?

Dans les familles paysannes, en général, on ne se déplaçait pas bien loin, et il suffisait de regarder sur une carte les villages environnants pour trouver une piste. Il n’y avait plus qu’à consulter les tables décennales de ces différents villages pour trouver le mariage recherché dans l’un d’entre eux.

Avant l’apparition de ces précieuses tables, c’était un peu plus long : il fallait feuilleter les registres, année par année. Avec un peu de chance, on repérait à la fin de l’année un tableau récapitulatif établi  par les officiers d’état-civil ou les curés. Sinon, la seule possibilité consistait à lire tout le registre, page par page, à l’affût du patronyme recherché.

Cette méthode fastidieuse n’avait pas que des inconvénients. C’est ainsi que j’ai découvert par hasard des actes (de naissance, de décès) que je ne cherchais pas, mais qui sont venus combler à point nommé un hiatus.

Mais certaines personnes se déplaçaient à des kilomètres de leur village d’origine. Pour trouver du travail, les hommes partaient louer leurs bras dans une exploitation agricole lointaine, où ils seraient logés. Les femmes allaient se faire embaucher comme domestique chez un gros commerçant ou un riche fermier. Avant l’apparition du chemin de fer et de l’automobile, ces déplacements se faisaient (suivant les époques) à cheval, en carriole tirée par des bœufs, ou en diligence tirée par des chevaux sur des chemins défoncés, mal pavés et mal entretenus, ce qui limitait la longueur des trajets, à moins de le faire en plusieurs étapes. Néanmoins, où chercher ?

D’autres se déplaçaient à cause de leur métier. J’en reviens aux Verlot, instituteurs de père en fils. Je n’arrive pas à trouver l’acte du premier mariage de Georgina Verlot, institutrice, née en 1869, avec Charles Ulysse Beaumont, instituteur. Son père, Etienne Ferdinand Verlot, était aussi instituteur. Né à Fontains (Seine et Marne), il se marie à La Houssaye en 1865, mais Georgina naît à Mons-en-Montois, arrondissement de Provins. En 1873, il demeure à Pontcarré (j’ai feuilleté aux archives de Seine et Marne le dossier des instituteurs). Cependant, j’ai eu bien du mal à trouver l’acte de naissance de son deuxième enfant, Georges Ferdinand Verlot. Je viens juste de le trouver, à Ferrières, le 9 mai 1884. Enfin, Etienne Ferdinand est mort à la Ferté-sous-Jouarre. La famille a déménagé au moins cinq fois ! Mais où s’est donc mariée Georgina ?

Mon travail d’enquête continue. Cette année, je vais donner la priorité aux actes de mariage pour rattraper mon retard, afin de rédiger la ligne de vie (voir le blog d’élise Auprès de nos racines) de mes ancêtres, par couple (sur cinq ou six générations).


jeudi 12 février 2015

Le tri des papiers



Je ne parle pas ici du « tri sélectif » - horrible pléonasme – qu’on nous demande d’effectuer pour nos ordures ménagères. Je veux parler du tri des papiers de famille qui seront les archives de demain.

À la mort de mes parents, j’ai hérité d’une tonne de papiers de toutes sortes. Mes parents ne jetaient jamais rien. Ils amassaient, entassaient, empilaient les papiers, soigneusement, et quand il y en avait trop, on les montait au grenier. Quand j’ai dû vider leur maison, cela a été un déchirement. Je ne pouvais pas tout emporter dans mon petit appartement dèjà bien rempli (car j’ai hérité de la même fâcheuse tendance à tout garder).

Certaines personnes, au contraire, jettent facilement et sans états d’âme les papiers dès qu’ils sont périmés ou utilisés. Et puis, un jour, ils s’aperçoivent qu’ils n’ont plus un document important datant de plus de vingt ans. C’est ainsi qu’un collègue de mon père, très gêné, est venu lui demander de lui prêter ses papiers. Il devait produire un relevé de carrière à la caisse de retraite et n’avait rien gardé. Grâce aux papiers de mon père (ils avaient fait une carrière similaire), il a pu reconstituer toute sa carrière. Il était sauvé ! Mon père a eu le triomphe modeste, néanmoins il n’a pas manqué de raconter cette histoire plusieurs fois à la maison.

Alors, il faudrait tout garder ? Comment savoir maintenant ce qui est important et ce qui ne l’est pas ? Très subjectif, tout ça !



J’ai donc commencé, le cœur gros, presque quatre ans après la disparition de mon père, à trier ses papiers. J’y ai trouvé des incontournables, comme son livret militaire (que je n’avais jamais vu), ses anciennes cartes d’identité, ses cartes d’électeur, sa carte vermeille, etc. Les cartes d’identité sont précieuses. Elles ont l’avantage de comporter les nom, prénoms, profession de l’interessé(e), sa signature et surtout une photo, ce qui permet, si on possède plusieurs cartes d’identité, de voir une personne aux différents âges de sa vie ! Les anciennes cartes d’identité donnaient également le signalement physique complet (taille, cheveux, moustache, yeux, nez, forme du visage, teint, et signes particuliers). Elles montraient également les empreintes digitales des deux index.

J’ai trouvé d’autres choses intéressantes, comme le brevet de mécanicien d’avion de l’armée de l’air de mon père, obtenu en 1939 avec la note de 18/20, son certificat de présence au corps en juin 1940 (rappelé à l’activité) dans le bataillon de l’air 153 de la 4ème compagnie à Toulouse, son certificat de démobilisation en octobre 1940 avec rappel de sa dernière affectation et un étonnant Certificat de moralité et d’aptitude, décerné en 1941 par les Chantiers de la jeunesse, auxquels étaient envoyés pendant la guerre les jeunes démobilisés. Mon père a fait preuve de grandes qualités morales : idéal élevé, esprit d’initiative bon, loyauté bonne-irréprochable, et de bonnes aptitudes intellectuelles : intelligence grande, instruction générale assez développée, diplômes CEP. En revanche, ses aptitudes physiques ont été jugées médiocres : athlétisme faible, marche moyen, résistance à la fatigue assez résistant. Ces qualificatifs brossent bien, dans l’ensemble, le portrait de mon père, intelligent mais pas sportif, aimant la marche, sans forcer. Je lui ressemble. 



Puis, sur un petit carnet offert par l’Union, compagnie d’assurances sur la vie humaine, fondée en 1829, établie à Paris 9, place Vendôme (dont la couverture est illustrée d’un dessin de la colonne Vendôme et du bâtiment de l’Union) je déchiffre des notes manuscrites de mon père, envoyé en Allemagne au titre du STO en 1943 : les adresses de ses copains, éparpillés dans différentes villes du pays, et la date des lettres qu’il écrivait à ma mère (ils venaient de se marier quand il a été envoyé en Allemagne) à sa famille et à ses amis (il n’y avait pas de téléphone portable, à l’époque !! alors on écrivait beaucoup) : c’était le seul moyen de communication. En feuilletant ce petit carnet (vraiment petit), je retrouve avec émotion le nom et l’adresse de l’usine dans laquelle il travaillait : Wilhelm Sasse, Maschinen-Fabrik, Berlin-Spandau, 9-11 Seebürgerstrasse. J’y découvre également le matricule d’un grand-oncle fait prisonnier en Allemagne, ce qui me permettra peut-être de le retrouver sur Mémoire des Hommes.

Mon père a gardé aussi les timbres de l’impôt sur les vélocipèdes de 1944 à 1948. Malheureusement, le prix n’y figure pas.



Je n’ai pas fini de dépouiller tous mes papiers de famille, loin de là, mais je suis reconnaissante à mon père d’avoir gardé tous ces papiers qui me permettront de reconstituer toute son histoire, particulièrement au moment de la guerre. Il m’avait raconté bien des fois ses souvenirs, mais j’avais écouté distraitement et je n’avais rien noté. Il en sera de même avec les générations qui suivront la nôtre. Quand nous ne serons plus là, nos descendants seront intéressés par ce que nous avons vécu aujourd’hui. N’oublions pas de leur laisser des traces.



jeudi 5 février 2015

Challenge de A à Z : pitié pour les lecteurs !

Comme nombre d’entre vous, je me demande si je vais participer au prochain challenge de A à Z proposé par Sophie Boudarel (la gazette des ancêtres).

L’an dernier, à cette époque, je n’avais pas encore ouvert mon blog. Je lisais les billets de quelques amies blogueuses comme Dominique Chadal (degrés de parenté) une fois par semaine. C’était intéressant et suffisant pour moi.

Quand le challenge est arrivé, même si ma liste de lecture ne comportait que deux ou trois blogs, j’ai vite été débordée. J’avoue que je ne les ai pas tous lus, et c’est dommage, sans doute.

Cette année, c’est une toute autre histoire. Avec l’ouverture de mon blog, j’ai découvert une dizaine d’autres blogueurs que je lis plus ou moins régulièrement. Le temps n’est pas extensible. Si tous ces blogueurs décident de participer au challenge, je ne pourrai pas les lire tous au quotidien. Et je perdrai probablement des informations utiles.

Trop d’information tue l’information. Alors, pitié pour vos lecteurs !
Un challenge de A à Z, oui ! Mais pas tous les jours, s’il vous plaît !

Je sais bien qu’on peut programmer les billets, les écrire à l’avance. Quelle longueur ? Il y a des blogueurs prolixes, des bavards impénitents, et d’autres qui se limitent - trop sagement peut-être - à 100 mots. Voilà pour les auteurs. Mais comment appelle-t-on quelqu'un qui lit beaucoup et très vite ? Un lecteur compulsif ? Un glouton de textes ? Un avaleur de blogs ? Pas un gros mangeur, mais un blo(g) mangeur ! Un boulimique de l’internet ? Je ne suis pas de ceux-là. Je n’aime pas le fast food ni le fast read. Je butine un blog par-ci, un blog par-là, lentement, pour en faire mon miel. Je n’avale pas tout rond sans mâcher, ça me donne une indigestion.


Alors, pourquoi se lancer dans cette course insensée ?
J’y vois deux raisons, qui d’ailleurs se superposent :

1. Pour nous forcer à écrire tous les jours. « Nulla dies sine linea », pas un jour sans une ligne, écrivait Pline l’Ancien. (C’était un bourreau de travail, il lisait beaucoup et rédigeait systématiquement un résumé de tous les livres qu’il avait lus. Il écrivait beaucoup également[1]). Il est vrai que c’est en écrivant qu’on apprend à écrire.

2. Parce que la plume qu’on n’utilise pas se rouille (c’est une image qui renvoie à la plume sergent-major, pas à la plume d’oie). En généalogie aussi, la continuité et la régularité sont des qualités indispensables. Donc, se forcer (ou être forcé) à écrire tous les jours est une bonne méthode pour ne pas ralentir ses efforts. Au lieu d’attendre d’avoir atteint un but à moyen terme pour faire un premier bilan, le blogueur note au fur et à mesure où il en est, les difficultés rencontrées, les obstacles surmontés, pour en faire profiter tous ses lecteurs. Et par la même occasion, ce travail lui sera très utile à lui-même, pour ses recherches.

En conclusion, je vais tenter de participer au challenge et faire mienne la devise de Pline l’Ancien : « Nulla dies sine linea ». Mais arriverai-je à vous lire tous, mes amis ?










[1] Voir l’article de Wikipedia sur Pline l’Ancien.

jeudi 29 janvier 2015

Faut-il faire SA généalogie ou DES généalogies ?

En lisant le billet de Dominique Chadal (degrés de parenté), qui répondait à celui d’Elise (auprès de nos racines) « Faut-il reprendre son arbre généalogique à zéro ? », je me suis sentie en accord avec la tendance de Dominique à « tout noter » y compris les personnes qui ne sont pas de sa famille (mais qui pourraient l’être, qui sait ?). Jusqu’ici, je ne les notais pas systématiquement, mais j’ai décidé de le faire cette année. Pourquoi ?

Ma généalogie ne m’appartient pas

Il me semble que MA généalogie ne m’appartient pas totalement. Toutes ces personnes qui apparaissent dans MON arbre appartiennent aussi à un tas d’autres généalogistes, elles sont attachées à d’autres familles par divers liens. J’en ai eu l’intuition en lisant une lettre d’une de mes cousines germaines, qui ne fait pas de généalogie, et qui essayait de s’y retrouver dans mon récit de notre histoire familiale avec les noms des personnes citées. Je me suis dit qu’il faudrait que je lui fasse non pas son arbre mais NOTRE arbre généalogique.

Les arbres à remplir sur papier ne permettent qu’une vision simple de nos ancêtres directs et n’ont donc aucune utilité dans ce cas. Passons. Avec Geneanet, je peux rentrer toutes les personnes qui ont un lien de parenté avec mon de cujus c’est déjà mieux, mais pas suffisant. Avec Heredis 14, on peut même rentrer un individu non relié avec ceux de son arbre. Gros progrès. Mais comment faire apparaître à l’impression les fratries qui m’intéressent, avec leurs descendants, sans imprimer les autres ? En l’occurrence, la branche de ma grand-mère maternelle (6 enfants), qui est pour ma cousine sa grand-mère paternelle, ainsi que les conjoints et leurs enfants. Ils ne sont que des collatéraux, mais nous avons plus ou moins bien connu toutes les deux ces oncles et ces tantes. Ce sont les généalogies parallèles de ma mère et de son frère que je voudrais présenter en un seul tableau sur papier, car ma cousine ne semble pas disposée à utiliser un ordinateur ! Et encore moins un logiciel de généalogie…  

Faire la généalogie d’un ami

Je vais régulièrement rendre visite dans sa maison de retraite à un vieil ami de mon père (ami de longue date), âgé de 95 ans. Il n’est pas de ma famille. Pourtant des liens nombreux nous attachent. Sa sœur,Odette, était ma marraine. Cet ami s’est marié mais le couple n’a pas eu d’enfants. Odette est restée célibataire. La branche s’éteindra donc avec lui.

Il y a quelques années, Jean Cutté et sa femme Alix Duquenoy ont voulu faire leur arbre généalogique. Avec les moyens de l’époque (courrier, téléphone), ils ont retrouvé cinq générations et dessiné à la main (très joliment) sur deux pages A4 les noms de leurs ancêtres. Comme les cases sont nécessairement toutes petites, ils n’ont pu noter que les noms, parfois une année. Je ne pense pas que Jean, le seul survivant, ait conservé le détail de leurs recherches. En entrant dans la maison de retraite, il a dû jeter beaucoup de papiers et d’objets inutiles, et ne garder que l’essentiel. Tant pis.


Au premier abord, les arbres de Jean sont magnifiques. Mais comment s’y retrouver ? Il manque beaucoup de renseignements, surtout les lieux de naissance et de décès, et des dates précises. Ai-je le droit de m’immiscer dans cette généalogie qui n’est pas la mienne ? J’ai questionné Jean sur ses parents, ses grands-parents. Où étaient-il nés, où étaient-ils morts ? Voyant que je m’intéressais à sa famille, Jean s’est montré coopératif. Malgré sa mémoire parfois un peu défaillante, il a pu me donner un certain nombre de renseignements. Je lui ai promis que je chercherais le soldat François Duquenoy, mort pour la France le 12 décembre 1943. Mon ami Jean n’a plus de famille proche, ses amis sont morts. Nos visites lui font plaisir et il a l’air heureux de me parler de ses parents, grands-parents, et de la famille de son épouse.

Oui, je crois que je vais commencer une nouvelle généalogie.

Le village de mon enfance

La chapelle St Roch, à Aussois
(collection personnelle)

J’aimerais aussi faire la généalogie de plusieurs familles d’un petit village de Savoie (Aussois) qui m’ont accueillie avec mes parents pendant plus de 10 ans tous les étés. J’étais comme de la famille, les enfants de mon âge étaient comme mes cousins. Et surtout, Aussois était encore à l’époque (dans les années 1950-1960) un vrai village à l’économie agro-pastorale de 200 âmes. Mieux que dans un livre, j’ai appris ce qu’était la vie rurale. J’ai participé aux travaux des champs (moisson, fenaison - avec la liftan, une sorte de luge sur laquelle on plaçait les trousses de foin, et un cheval qui tirait la carriole), j’ai appris les noms des lieux-dits, qui ne sont écrits nulle part, j’ai gardé les vaches avec mon amie bergère et son chien, j’ai appris à traire, j’ai aidé à la pesée du lait à la fruitière… Tout cela grâce à mon père, qui avait rêvé de devenir paysan et se sentait proche de ces gens au contact de la nature. Ils ne sont pas de ma famille, mais je suis quand même un peu des leurs. D’ailleurs, une amie du village m’a dit qu’elle avait trouvé parmi ses ancêtres des MOUTON. Qui sait ? Nous avons peut-être de lointains ancêtres communs ?

Ce sera un autre de mes projets pour 2015. 

Une vision globale de la généalogie

J’ai déjà perdu une fois toute ma généalogie sur Heredis 12 ou 13 quand j’ai changé d’ordinateur… D’accord, je ne suis pas douée en informatique ! Mais je n’ai pas du tout envie de recommencer à zéro une seconde fois. J’ai maintenant plus de 1000 individus dans mon arbre, reliés entre eux pour la plupart. Je vais donc introduire en 2015 de nouveaux individus non reliés. Certains sont peut-être de ma famille mais par quel biais ? Je le découvrirai plus tard, éventuellement.

Pour transmettre ma généalogie, afin que toutes mes recherches ne soient pas perdues, j’imprime sur papier des arbres, des tableaux, des listes. Je classe mes documents dans des classeurs Exacompta. J’archive mes dossiers informatiques sur un disque dur externe. J’ai distribué mon arbre à quelques cousins, mais tous ne semblent pas intéressés. Je rêve de réaliser un livre de photos de mes proches parents et même de publier en librairie, un jour, l’histoire de ma famille. Mais j’aimerais aller plus loin.

J’ai eu l’intuition qu’on pouvait faire mieux le jour où, voulant retrouver mon ancêtre Armand Granday, parti aux Etats-Unis, et sa femmme Charlotte Beaton, rentrée chez elle en Angleterre, je me suis inscrite (malgré mon principe de m’en tenir à une généalogie gratuite) sur le site payant d’Ancestry.fr international. En quelques clics, j’ai retrouvé en de lointains pays non seulement les personnes que je recherchais, mais encore leur conjoint, leurs frères et sœurs, leurs enfants. C’est la même chose sur Geneanet, mais limité à la France. Mon problème, actuellement, est la vérification des sources, car aux Etats-Unis la généalogie est un business et tous les actes s’achètent.

La conserverie de soupe à la tortue à Key West

Ce que j’aimerais, c’est un arbre universel, unique. Je crois qu’on en parle, qu’il se met en route. Le support sera l’internet, obligatoirement. En attendant, je partage mon arbre sur Ancestry avec des cousins du monde entier. Je sais qu’Armand Granday faisait de nombreux voyages au Mexique pour s’approvisionner en tortues. Serait-il mort là-bas ? Car je n’ai toujours pas trouvé le lieu ni la date de son décès. Un autre cousin se serait marié en Allemagne. C’est moins loin. J’espère le retrouver, lui aussi, sur Ancestry. L’avantage est que mes données sont sauvegardées sur “le cloud” et que je ne risque plus de tout perdre comme la première fois. L’inconvénient est qu’il faut que quelqu’un ait, comme moi, déposé ses informations familiales (noms, lieux, dates, photos, textes) sur le même site que moi. Il en existe trois principaux : FamilySearch, Ancestry et MyHeritage. C’est deux de trop !


jeudi 22 janvier 2015

Comment reconstituer la vie d'un ancêtre parti à l'étranger ? (2)

Pour récapituler la première partie de mes recherches, je suis donc partie d’une légende familiale, comme nous en avons presque tous dans nos familles, sachant  que ce genre d’histoire est vague et à prendre avec précaution.

Les moyens utilisés :
- les archives en ligne
- la piste des collatéraux
- les recensements en ligne
- Geneanet
- Des visites sur place aux archives :
- Archives de Paris (le Bottin)
- Archives diplomatiques de la Courneuve
- Papiers de famille.

Tout cela m’a permis d’avancer, et j’ai commencé à comprendre un peu mieux cette histoire. Armand Granday, devenu cuisinier, a eu l’idée, je ne sais comment, d’aller aux Etats-Unis. J’ai un grand trou dans son « curriculum vitae » à partir de la naissance de son fils Octave Charles Armand Granday. Je note au passage que l’enfant est né le 15 mai 1861, deux mois après le mariage de ses parents, le 16 mars de la même année... Il naît chez son grand-père Christophe Désiré Granday, qui fait la déclaration à la mairie. Le père (Armand Granday) et la mère (Charlotte Beaton) sont domiciliés à Paris, 18 rue de la Michodière. Les années suivantes, je ne trouve aucune trace de la petite Agnès, vue dans les recensements de 1866 avec son frère Octave à Pontault-Combault, chez leurs grands-parents. Où est-elle née ?

En 1872, Octave Granday, 10 ans, vit à Verneuil-l’Etang chez sa tante Hermine Léonie Granday et sa grand-mère Hermine Gandouin. Où sont ses parents ? Et sa sœur ?

J’ai fait quelques recherches sur Internet, et j’ai trouvé l’histoire des « Turtle Kraals ». Ce mot qui vient de l’africano-hollandais signifie « corral » ou « crawls » en anglais, dans le sens d’un lieu où l’on rassemble et enferme les poissons. C’est là qu’on conservait les tortues vertes vivantes avant de les exporter dans le monde sous forme de mets recherchés en conserves. La première usine de conserves de soupe à la tortue a commencé en 1849 à Key West (Floride) et fonctionné avec un certain succès jusqu’en 1890, lorsqu’un restaurateur nommé Armand Granday ouvre sa propre usine, et domine rapidement le marché.

Continuant de chercher sur Internet, j’ai trouvé un article dans un journal local de Norberg Thompson sur « l’industrie de la tortue et son développement à Key West ». D’après lui, l’industrie a réellement commencé avec l’arrivée d’Armand Granday. C’est Mr. Jules Webber, de New York, qui a poussé Mr. Granday à aller à Key West afin de voir ce qu’on pourrait faire comme cuisine avec de la tortue. Mr. Granday a fait des recherches pendant plusieurs années et finalement il a réussi à mettre au point sa fameuse recette qui est devenue extrêmement populaire. Ensuite, il a commencé à la fabriquer et à la mettre en conserve. Pendant 10 ans, il a dirigé l’usine qu’il avait construite, puis il l’a vendue à Mr. Louis Mouton, qui l’a dirigée jusqu’à sa mort.

J’en reviens donc à ma famille ! Louis Marie Mouton est le fils d’Hermine Victorine Léonie Granday (la sœur d’Armand Granday, vous me suivez ?) et de Nicolas Marie Mouton. Ils étaient trois frères : Marie Nicolas (dit Léon), mon arrière-grand-père, Louis Marie et Charles Alexandre. Ce sont donc les neveux d’Armand Granday qui sont partis aux Etats-Unis. Mon arrière-grand-père (et surtout mon arrière-grand-mère Anna) ont refusé d’y aller. Reprenant les lettres scannées par ma petite-cousine de Montpellier, je vois sur le papier à en-tête en 1903 les deux noms : A. Granday et L. Mouton. Louis est donc l’associé de son oncle. Il écrit à sa belle-sœur Anna (mon arrière-grand-mère), et lui raconte qu’il travaille 12 à 14 heures par jour au milieu de la vapeur par 38 à 40°. Charles travaille aussi avec lui. Armand Granday voyage en Amérique du sud pour les approvisionner en tortues. Louis est marié et a une fille, Leona. Sa femme s’appelle Georgina. Je cherche son nom et l’acte de mariage dans les tables décennales dans différentes villes de Seine et Marne. Je n’ai pas d’indices. On se marie généralement dans la commune de résidence de la jeune fille, mais dans cette famille on déménage souvent ! Enfin, à l’issue d’une battue presque désespérée, je trouve l’acte de mariage de Louis Mouton avec Georgina Verlot, institutrice à Fontenay-Trésigny le 5 mars 1896. Charles Mouton, lui, a épousé Juliette Ladouet le 30 janvier 1901 à Pontault-Combault.

Une lettre de Louis Mouton

En quelle année sont-ils allés rejoindre leur oncle à Key West ? Probablement après leur mariage. La première lettre que je possède est de 1903. Il faudrait trouver la liste des passagers des bateaux pour avoir la date exacte. Je cherche sur Internet et je trouve le site d’Ellis Island. Le 15 octobre 1904, arrivée du SS La Lorraine (parti du Havre le 8 octobre ; le voyage durait une semaine) avec à bord : Louis Mouton, 32 ans, cuisinier, citoyen américain, Georgina Mouton, 31 ans, sa femme, citoyenne américaine, Léona Mouton, 8 ans, leur fille, née aux Etats-Unis et Georges Verlot, 20 ans. Ils reviennent chez eux à Key West. Ils ont donc dû venir en 1896, après leur mariage, puisque leur fille a 8 ans. CQFD.

Le 19 juin 1905, arrivée du bateau le SS La Bretagne avec à bord Armand Granday, 72 ans, marié, citoyen américain, commerçant. Il retourne chez lui à Key West. Mais cela ne me dit pas quand il y est arrivé la première fois ! 

Sur Google, j’ai tapé Louis Mouton et je suis arrivée sur le site du Mel Fischer museum à Key West. Il y avait une photo représentant une famille avec un commentaire : « les Pomerleau, en visite à Key West, sont les descendants d’Armand Granday et de Louis Mouton, qui ont fondé en 1890 la compagnie A. Granday Canning Co. ». Qui étaient les Pomerleau ? Je sentais que j’étais sur une piste, mais comment remonter cette piste ?

J’ai repris les lettres de Key West. Les affaires marchent bien. Louis raconte qu’une fabrique de glace vient d’être créée. Il en est le premier actionnaire, vice-président et trésorier. Après d’intéressantes évocations sur leur vie et les événements locaux (Louis écrivait très bien), de 1903 à 1908, les lettres cessent brusquement.
La lettre suivante, datée du 1er mai 1910, est de Charles, il parle de la mort de son frère Louis, mais sans préciser. D’ailleurs toutes les lettres ne nous sont pas parvenues. Que s’est-il passé ? Crise cardiaque ? Accident ? Louis n’avait que 37 ans.

Suivent plusieurs lettres de Charles et de Georgina (qui se fait appeler Georgiana, à l’américaine). Il y a des disputes au sujet de l’héritage. Les deux belles-sœurs se détestent. Apparemment, ils comptent tous rester aux Etats-Unis. Charles et Juliette (qui se fait appeler Julia) ont eu un fils, Charles Jr., vers 1904. Leona serait née, d’après mes estimations, fin 1896. Je ne sais pas comment trouver leur acte de naissance.

Jusqu’ici, j’avais pratiqué une généalogie gratuite ou presque (sauf mon abonnement à Geneanet). Mais maintenant, je commençais à bloquer sérieusement sur mes ancêtres américains. Je ne voyais pas comment m’en sortir. J’avais le choix entre aller consulter des documents dans un centre des Mormons (il y en a un à Nogent-sur-Marne, où j’habite) ou m’inscrire sur un site payant. C’était le 4 septembre 2014. Je me suis inscrite à Genealogy Bank ($ 55 – environ 43 €). Et aussitôt, j’ai trouvé une foule de résultats d’après des articles de journaux !  Encouragée par ces premiers succès, je me suis inscrite sur Ancestry.fr. C’était encore beaucoup mieux ! Mes recherches ont fait un bond en avant.

J’avais tellement d’éléments que je me suis trouvée débordée. Par où commencer ? Ma curiosité me poussait vers Leona Mouton. Dans une lettre du 17 mai 1913, Charles écrivait que Georgina se préparait à marier sa fille à un millionnaire. Quelle histoire ! Qui donc avait-elle épousé ? J’ai trouvé la réponse sur Genealogy Bank : dans le journal « Miami Herald » (Miami, FL) du Jeudi 26 juin 1919 cet article : « Key West, 25 juin. Annonce du mariage de Melle Leona Marie Mouton à M. Louis T. Pomerleau, de Buffalo. Le mariage a eu lieu jeudi (donc le 19 juin 1919). La mariée est la fille de Mme Georgiana Mouton, dont le mari a fondé la compagnie Consumers Ice & Cold Storage ici. Elles ont vécu ici jusqu’à il y a quelques années. M. Mouton est mort il y a plusieurs années ». Et voilà ! Était-ce le fameux millionnaire dont parlait Georgina ? En tout cas, j’avais trouvé le mari de Léona. Et cela m’expliquait aussi la photo des Pomerleau, descendants de Louis Mouton, au Mel Fisher Museum. CQFD.

De gauche à droite : Teri Pomerleau, Bob Pomerleau, Dan Pomerleau, Paul Pomerleau,
Rick Ewart du Key West Turtle Museum et Corey Malcom, MFMHS, archaeologist.
(photo du site Facebook du Mel Fisher Maritime Heritage Society)


Il me restait encore pas mal de travail pour compléter la saga des Granday, mais j’avais franchi un obstacle majeur. J’étais soulagée. C’est alors que j’ai reçu un message d’un généalogiste amateur qui avait lu mon blog, Pierre-Louis Laude. Le généathème de ce mois est « l’entraide » ou « une épine généalgique ». Ce lecteur de mon blog, intéressé par mes recherches au Japon, et curieux de l’histoire d’Armand Granday, m’envoyait divers renseignements qui me manquaient (par exemple la copie du certificat de naturalisation d’Armand Granday, avec la date et sa signature, la liste des passagers du Normandie arrivant à New York en 1885, la succession de Charlotte Granday et sa date de décès, etc.). Puis ce généalogiste m’a envoyé de nombreux liens pour me permettre de retrouver les renseignements qu’il m’avait envoyés et d’autres encore.

C’était beaucoup plus que de l’entraide ! C’était une leçon concrète pour apprendre à chercher dans les bases de données sur Internet. Fils d’un généalogiste passionné, Pierre-Louis « est tombé dans la marmite quand il était tout petit ». Je l’ai bien compris. C’était le professeur qu’il me fallait. Alors, un très grand merci, Pierre-Louis, pour tout ce que tu m’as appris.